Construction navale et
Industries nautiques

Le monde du nautisme et de la plaisance

Le nautisme rassemble l’ensemble des activités sportives pratiquées sur l’eau, de la navigation de plaisance aux sports nautiques.

Des métiers très diversifiés qui vont de la conception et la fabrication des bateaux ou tout autre engin  jusqu’aux services de réparation, maintenance ou de location.

Quand on parle de l’industrie nautique et de la construction navale, on peut faire cette distinction assez simpliste :  

Le naval : de très gros bateaux en petite quantité pour le commerce, le transport, la défense…

Le nautisme : de petits bateaux en très grande quantité pour la plaisance.

De nombreux métiers, du CAP aux masters, y sont associés.

Le Navire des métiers

Le secteur naval de construction et de réparation, civiles et militaires, et de production d’équipements, représente un chiffre d’affaires d’environ 34 milliards d’euros et emploie plus de 350 000 personnes en Europe et 40 000 emplois en France.

Le Navire des métiers itinérant, et configuré autour de conteneurs et d’outils de réalité virtuelle, présente les métiers de l’industrie maritime et leur devenir au travers de films et de témoignages d’experts. S’il ne passe pas dans votre région, n’hésitez pas à retrouver des informations sur https://www.cinav.fr/pourquoi-sorienter/ dans le monde de l’industrie navale.

Découvrir les industries nautiques

La filière navale de défense

« La filière navale de défense emploie 50 000 personnes et en recrutera 30 000 dans les dix ans, dont 10 000 créations nettes. À court terme, 1 500 postes sont à pourvoir. Rien que Naval group recrute 1 500 collaborateurs par an. Pour renouveler les compétences, nous avons besoin de temps. D’où la nécessité de les maintenir quand elles existent. » Pierre-Eric Pommelet, président du Gican et PDG de NAval Group en ouverture du salon Euronaval qui s’est tenu ) Paris en octobre 2022.

Portraits des métiers du nautisme et de la construction navale

#Métiersdelamer

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Les métiers du port

Le port, une plaque tournante de métiers

Les métiers portuaires sont très diversifiés et spécifiques en fonction de la taille du port et de son activité (port de plaisance, de commerce ou de pêche). C’est aussi un espace entre terre et mer où de nombreux marins se reconvertissent après une vie en mer. 

Vous retrouverez aussi sur les ports, les métiers de la construction navale et du nautisme.

Découvrez les métiers du port

Portraits de professionnels en lien avec le milieu portuaire

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Navigation et marine marchande

LES METIER DE LA NAVIGATION

Faire naviguer un bateau demande des formations et des diplômes très spécifiques encadrés par le ministère chargé de la mer. 

La formation professionnelle maritime prépare au métier de marin professionnel sur des navires armés au commerce, à la plaisance, à la pêche et aux cultures marines. Elle diffère suivant le niveau de responsabilité visé et les fonctions exercées sur un navire.

Elle est dispensée par un réseau d’établissements publics et d’organismes privés de formation dont les lycées maritimes professionnels coordonnés par le Ministère de la mer et l’Ecole nationale supérieure maritime.

#Métiersdelamer #Officier Chef de quart Polyvalent

Gabriel, Officier chef de quart polyvalent à bord du navire Vizzavona

Mes tâches et activités

« Je suis en charge du quart en machine de 03h à 07h et de 15h à 19h, c’est-à-dire que je m’occupe de la gestion opérationnelle de tous les éléments composants la machine comme les moteurs de propulsion, la production électrique et tous les systèmes nécessaires au navire, aux passagers ou aux marchandises (eau, ventilation, …).

Avec une équipe d’électriciens et de mécaniciens, je maintiens la disponibilité des équipements électriques de la machine tels que les groupes électrogènes, les automates, les réseaux ou la distribution électrique (éclairage, équipements cuisine et hôtellerie…). »

Métiers Navigation

Formations

  • Baccalauréat Scientifique
  • Ecole Nationale Supérieure Maritime – Cursus Ingénieur Navigant / Officier de Première Classe de la Marine Marchande
  • Université de Nantes – Master Droit et Sécurité des Activités Maritimes et Océaniques  (Formation  supplémentaire sans lien direct avec mon activité professionnelle actuelle)

Les voies pour devenir marin professionnel

Formations maritimes

Fanny, infirmière embarquée

Métiers TRansversaux

Mes tâches et activités

« Le poste d’infirmière embarquée demande de la polyvalence. Mes activités sont très variées. Ma première mission est la consultation sous la responsabilité du docteur. Je m’occupe des petits soins pour les passagers mais aussi pour l’équipage (en lien avec la médecine du travail). Je suis le contrôle sanitaire à bord. Je vérifie régulièrement les stocks, les sacs d’urgence, et le bon fonctionnement des appareils de laboratoire et de radiologie que je dois savoir manipuler. J’assure le bien être psychologique des passagers et de l’équipage. Je participe aussi aux excursions pour assurer la sécurité des passagers et enfin je participe à la gestion financière et administrative de l’hôpital de bord. »

Formations

Infirmière diplômée d’état + Expérience en urgence ou réanimation

Théo, régisseur de théâtre embarqué

Métiers Transversaux

Mes tâches et activités

« Mon travail consiste à sonoriser et mettre en lumière tous les évènements de la croisière : animations, spectacles et conférences, à différents endroits sur le bateau. Je dois aussi m’assurer de l’entretien du matériel et de la maintenance des différents appareils et parfois faire de petits dépannages. »

Formations

Technicien son

Portraits de naviguants et métiers du port

Tony Fitemant
Agent de pont électricien

Benjamin Le Scornet
Second Capitaine

Aymeric Toumit
Commandant

Mireille Trabuc
Responsable achat Carburant

Catherine Cornu
Pilote maritime

Florence Perouas
Capitaine de port

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chargée de mission pour la politique des Océans

portrait : Corinne bussi-copin chargée de mission pour la politique des Océans

 » J’ai intégré le Musée océanographique de Monaco, où j’ai été formée à la médiation scientifique et à l’accueil des publics. 

 

Après plus de 20 ans au sein de la même structure, je suis aujourd’hui chargée de mission et conseiller scientifique Océan.
Au carrefour de la vulgarisation scientifique, de la pédagogie, de l’animation, je coordonne les programmes thématiques et le développement d’outils de sensibilisation à destination de différents publics. » 

Formation

 
 
  • Après une formation de Technicien de la mer
  • une maîtrise à finalité professionnelle
  • l’obtention de 2 DEA en océanologie et modélisation et après quelques expériences de travail en laboratoire
EDM Mission Martinique

Chevalier du Mérite maritime

L’institut océanographique est fier d’avoir au sein de ses équipes une récente médaillée ! Corinne Copin vient de recevoir le très honorable titre de

« Chevalier du Mérite Maritime ». 

LE METIER EN IMAGE

EDM Mission Martinique
EDM Mission Martinique
EDM Mission Martinique

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responsable vétérinaire

PORTRAIT : STEPHANIE ORTENGO, RESPONSABLE VETERINAIRE

Un rêve de petite fille

« Mon but initial était d’être vétérinaire, en mettant au point de nouveaux traitements / outils médicaux pour animaux marins.

Pour cela, mon BTS permettait l’apprentissage du plus grand panel d’analyses de laboratoire alors j’ai foncé ! 

J’ai ensuite dû travailler en laboratoire après ma licence avant de poursuivre mes études et n’ayant plus le courage de repartir sur de longues études, j’ai opté sur mon master qui me rapprochait des animaux marins. »

AUX PETITS SOINS POUR NOS PENSIONNAIRES

« A mon plus grand étonnement, les choses se sont faites naturellement au sein du Musée pour que mon quotidien soit dédié aux analyses permettant la surveillance des paramètres de l’eau mais aussi plus récemment au suivi de la santé de nos pensionnaires en intégrant les soins vétérinaires. »

ma formation

 

 

 

  • Bac scientifique
  • BTS biochimiste
  • Licence générale Sciences de la Vie
  • Master 1 Océanographie
  • Master 2 pro Environnement Marin
Aquariologiste atelier coraux ©M.Dagnino

un métier en constante évolution

« J’ai pu récemment mettre au point de nouveaux outils comme des antibiogrammes et l’analyse des bactéries retrouvées dans le sang des animaux malades et j’espère avoir la chance de continuer dans cette voie. »

Stephanie Orengo

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La plongée, un métier ?

La plongée, un outil de travail

Plonger est un mot qui peut faire rêver, évocateur de soleil, d’eau salée et de vacances. Il peut être séduisant d’en faire une activité professionnelle, mais est-ce vraiment le métier que l’on croit ?

Dans le domaine professionnel, la plongée est un outil de travail. Être plongeur signifie exercer son activité sous l’eau, que l’on soit soudeur, démineur, sportif,  photographe ou moniteur de plongée sportive et de loisirs.

En France, la plongée s’apprend généralement dans des clubs et centres du secteur associatif ou marchand (centres de plongée dirigés par des professionnels). Il faut généralement plusieurs années de pratique pour atteindre un niveau technique et une expérience suffisante pour évoluer en autonomie, en sécurité à toutes profondeurs. Si vous souhaitez en faire un métier, vous devrez ensuite choisir entre une formation de plongeur professionnel menant au métier de scaphandrier et la filière menant à la profession de moniteur de plongée. Celle-ci se pratique en tant que salarié d’un club ou d’un centre ou en tant que travailleurs indépendant ou gérant d’un centre.

Quelque soit le métier que vous exercerez sous l’eau, vous devez être titulaire d’un certificat à l’hyperbarie (CAH) spécifique à vos conditions de travail, c’est-à-dire mentionnant la nature de l’activité sous l’eau (mentions A, B, C, D) et la profondeur maximale d’intervention (classe I, II, III).

Le Certificat d'aptitude à l'hyperbarie

La pratique en milieu hyperbare est extrêmement réglementée : 3 décrets principaux (*) ont codifié (articles R4461-1 et suivants du Code du travail ) les modalités d’intervention et de sécurité des travailleurs en milieu hyperbare.

  • Le CAH mention A concerne les activités de scaphandrier (opérations de génie civil, travaux maritimes, pétroliers ou industriels).
  • Le CAH mention B concerne les activités sous-marines, pour les travailleurs dont la profession principale n’est pas d’effectuer des travaux sous-marins, mais qui pratiquent leurs métiers en immersion (moniteurs de plongée, océanographes, biologistes, archéologues, photographes, cameramen, aquaculteurs, etc.).
  • Le CAH mention C regroupe les activités d’hyperbariste médical pour le personnel affecté à la mise en œuvre des installations hyperbares médicales comme les médecins, les infirmières, etc.
  • Le CAH mention D regroupe les autres activités, notamment celles du personnel intervenant en milieu hyperbare sans immersion (soudeur et tubiste, plongeur en simulation expérimentale en milieu sec, domaine aéronautique…).

 * Décret 90-227 du 28/03/1990 ; Décret n° 2011-45 du 11/01/2011 dit « Décret hyperbare » ; Décret modificatif n°2020-1531du 10/12/2020

Travailler en milieu hyperbare

Les plongeurs professionnels ou scaphandriers sont généralement des titulaires d’une qualification technique (CAP de soudeur, mécanicien, électricien ou autres) ayant ensuite suivi une formation spécifique pour obtenir le certificat d’aptitude à l’hyperbarie (CAH). 

Ils peuvent intervenir en milieu subaquatique pour effectuer des opérations de génie civil ainsi que des travaux maritimes, hydrologiques et portuaires. Ces formations spécifiques sont assurées notamment par l’Institut national de plongée professionnelle (INPP). Souvent onéreuses, les formations peuvent être prises en charge par divers organismes d’État. Certaines entreprises recrutent plutôt des personnes ayant une formation technique dans le domaine qui les intéresse (bâtiment, mécanique, etc.) et leur font suivre la formation hyperbare le cas échéant.

La plongée sportive et de loisirs

  • Les diplômes permettant d’exercer comme moniteur de plongée sont délivrés par le Ministère chargé des sports.

Depuis 2011, le principal diplôme menant à la fonction de moniteur de plongée est le Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport (DEJEPS) : mention « plongée subaquatique » de niveau E4 jusqu’en 2017 puis mention « Activités de plongée subaquatique » de niveau E3 avec réduction des prérogatives.

La possession du DEJEPS atteste des compétences à gérer une structure de plongée proposant les accompagnements en plongée en scaphandre à l’air et au nitrox en milieu naturel ou artificiel et entre 0 et 40 mètres de profondeur.

Depuis 2017 un Certificat complémentaire « Plongée profonde et tutorat » permet au titulaire d’un DEJEPS d’étendre ses prérogatives à la zone 40-60 mètres et d’encadrer des moniteurs stagiaires en formation.

Il existe également un brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) spécialité « éducateur sportif » mention « plongée subaquatique » décliné en deux options.

  • L’option A « en scaphandre » permet l’enseignement de 0 à 20 mètres et l’encadrement de 0 à 40 mètres sous l’autorité d’un moniteur titulaire a minima d’un Brevet d’Etat ou d’un DEJEPS. Cette option permet également l’encadrement de la randonnée subaquatique en autonomie. 
  • L’option B « sans scaphandre » permet professionnellement et en autonomie l’encadrement, l’enseignement et l’entraînement en plongée subaquatique sans scaphandre. Ces interventions visent notamment les activités d’apnée, de pêche sous-marine, de nage avec palmes, de randonnée subaquatique, de nage en eaux vives, de hockey subaquatique, de tir sur cible etc…

Le Diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport mention « plongée subaquatique » (DESJEPS, qualification de niveau II) est quant à lui un niveau d’expertise qui atteste d’une qualification professionnelle en matière de d’aménagement et de gestion de sites de plongée subaquatique : 

  • Expertises techniques, pédagogiques et environnementales en plongée subaquatique 
  • Direction technique des activités de plongée subaquatique ; encadrement  et formation de tous niveaux, dans tous milieux 
  • Tutorat des stagiaires 
  • Fonctions logistiques et actions de formation de formateurs. Accessible aujourd’hui uniquement par la voie de la VAE

Pour tous ces diplômes, un permis bateau et une attestation de « premiers secours » sont requis et

 

·        pour s’inscrire en formation de BPJEPS option A ou DEJEPS : niveau minimal de Plongeur autonome à 40 mètres (un niveau supérieur peut être demandé par certains organismes de formation).

·        Pour l’option B « sans scaphandre » du BPJEPS, l’inscription nécessite d’être titulaire d’une qualification attestant d’une compétence à initier, enseigner ou entraîner une activité de plongée subaquatique « sans scaphandre » (hors randonnée subaquatique) comme par exemple moniteur ou entraineur d’apnée.

Pour préparer à ces niveaux renseigner vous dans l’une des nombreuses écoles de plongée françaises (ANMP, FFESSM, FSGT, SNMP). Toutes délivrent des certifications équivalentes et reconnues par le ministère chargé des sports. 

Deux pages dédiées à la filière professionnelle et à la règlementation sont disponibles sur le site du syndicat de professionnels des moniteurs de plongée l’Association nationale des moniteurs de plongées (ANMP). www.anmp-plongee.com 

La plongée scientifique

La plongée subaquatique à vocation scientifique désigne toute plongée en milieu aquatique marin ou continental dont le but est le recueil de données, d’échantillons ou d’informations à des fins de recherche ou d’enseignement. Elle concerne toutes personnes dont la profession principale n’est pas d’effectuer des travaux subaquatiques en permanence, mais pouvant avoir besoin de s’immerger occasionnellement ou régulièrement pour pratiquer leurs recherches. C’est la raison pour laquelle la plongée scientifique relève de la mention B, du certificat d’aptitude à l’hyperbarie (CAH), généralement un CAH de classe IB suffit.

Depuis 1979, COLIMPHA, l’association française des plongeurs scientifiques, œuvre pour que les scientifiques reçoivent des formations adaptées à leurs besoins dans le cadre de leurs travaux de recherche. Elle a mis en place des stages de formations actuellement gérés par l’Institut national des sciences de l’univers (INSU). Sous l’égide de celui-ci, plusieurs structures sont chargées d’organiser ces formations, généralement destinées à des scientifiques déjà en poste dans des organismes de recherche.

Il existe aussi, depuis 1999, un Comité National de la Plongée Scientifique (CNPS) en charge de la promotion de l’information sur la plongée scientifique. Ce comité inter-organismes regroupe l’ensemble des établissements publics de recherche et d’enseignement utilisant la plongée comme outil scientifique. 

 

La plongée militaire

L’armée propose différents contrats d’engagement : des contrats courts d’un à trois ans ou des contrats longs de huit à dix ans (renouvelables). Une fois recruté, le personnel suit une formation initiale propre à son corps d’armée puis une formation spécifique selon le métier choisi. Pour ceux qui veulent devenir plongeurs, la sélection reste difficile. La formation est assurée par l’école militaire de plongée de Saint-Mandrier dans le Var.

Le plongeur-démineur dans la Marine nationale recherche et neutralise les engins explosifs détectés en mer, et aussi dans les ports, sur les terrains militaires ou sur les plages. En dehors de son activité de déminage, il doit aussi effectuer divers travaux subaquatiques comme la soudure.

Depuis 2002, la Marine nationale recrute par candidature directe des volontaires pour la spécialité plongeur-démineur et a mis en place récemment une formation préparatoire aux métiers de plongeur de bord et plongeur démineur de la Marine Nationale au Lycée Simone Weil de Conflans-Sainte-Honorine. Celui-ci est accessible à toute personne âgée de 18 ans et titulaire d’un baccalauréat et permet de signer un contrat d’un an avec la Marine nationale pour être plongeur, voire, pour les plus performants, plongeur-démineur.

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couverture du livre sur les méduses - Institut océanographique

Éditions

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Explorations de Monaco

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L’Océan en questions

Devenir aquariologiste

L'aquariologie, un travail d'équipe

Au sein d’un aquarium public, l’équipe en charge de la gestion des présentations vivantes est généralement composée d’un nombre plus ou moins important de techniciens aquariologistes et d’un chef d’équipe nommé responsable ou conservateur de l’aquarium.

Quel que soit le niveau de leurs compétences et de leurs responsabilités et quelle que soit leur position hiérarchique, les membres de l’équipe partagent la même passion, celle de la faune et de la flore aquatiques. Ils mettent en commun leurs compétences et leur savoir-faire au service des missions d’éducation, de recherche et de conservation des espèces et des milieux naturels qui sont les leurs.

En quoi consiste le travail d'un aquariologiste ?

La manipulation et l’observation du vivant constituent une base essentielle. L’intérieur des aquariums n’est pas qu’un simple décor. C’est un écosystème fidèle à la réalité où cohabitent flore, invertébrés et vertébrés. L’aquariologiste a des connaissances importantes en biologie des êtres vivants et connaît parfaitement leurs modes de vie. Bon observateur, il sait interpréter le comportement des organismes et fait en sorte de faire correspondre leurs conditions de vie à leurs besoins (qualité de l’eau, décor, courant, lumière, nourriture, cohabitation avec d’autres espèces).

Coraux fluorescents

Quelles formations ?

Le profil recherché est un niveau de technicien ou de chef de projet, qui correspond à un niveau bac+2, bac+3 ou bac+4. 

Diverses écoles et universités, comme le Centre régional universitaire de la formation permanente de Montpellier (CREUFOP), l’université de Nancy, l’Institut des Sciences de l’Environnement & des Territoires d’Annecy (ISETA) et l’Institut national des sciences et techniques de la mer de Cherbourg (INTECHMER) délivrent ces diplômes.

Une expérience en plongée sous-marine est souvent utile. Si certains candidats possèdent déjà le certificat d’aptitude aux travaux hyperbares classe 1 mention B, les autres peuvent suivre une formation et obtenir cette qualification après l’embauche, sous réserve de l’aptitude médicale requise. 

La législation française étant très stricte en la matière, ce diplôme est indispensable pour les plongées en aquarium (nettoyage des vitres, des structures et des décors, introduction de nouveaux spécimens, etc.) ou en mer dans le cadre de missions d’observation ou de collecte.

À l’embauche, d’autres qualifications peuvent intéresser l’employeur, comme le permis de conduire, le brevet de secouriste, le permis bateau ou la pratique d’une ou plusieurs langues étrangères.

Le certificat de capacité

Pour devenir responsable d’un aquarium, il faut être titulaire d’un certificat de capacité, qui n’est pas un diplôme, mais une autorisation administrative accordée à une personne pour exercer cette responsabilité, ce certificat constituant la preuve de sa compétence à présenter des collections vivantes au public.

Des techniciens aquariologistes ou d’autres personnes que le responsable ont la possibilité d’être titulaires du certificat de capacité. C’est le cas lorsqu’elles sont compétentes pour gérer une partie ou une catégorie des collections vivantes. Cette situation se produit souvent dans des structures de grande taille où l’Aquarium est divisé en plusieurs zones ou secteurs.

Le candidat doit déposer son dossier à la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV) de son département. Après instruction du dossier, le candidat le présente en commission consultative.

A quoi ressemble une journée type d’un aquariologiste ?

Au nombre de ses tâches quotidiennes figurent, bien entendu, les soins aux différentes espèces, mais aussi l’entretien des bacs et des installations techniques, le nettoyage des vitres et des parois – à partir de la surface ou en plongée –, la tournée d’inspection, l’élevage, la récolte en milieu naturel et le traitement des données biologiques et techniques. Il lui incombe également de vérifier et d’entretenir les nombreux appareils nécessaires au bon fonctionnement des bacs: systèmes de pompage, de filtration, de thermorégulation, de stérilisation, etc.

Des métiers connexes

Les mêmes études ou formations peuvent ainsi mener à l’exercice de métiers différents mais cependant voisins, qui présentent sur le plan technique ou sur celui des connaissances de nombreuses similarités ; le domaine de l’aquaculture continentale ou marine, celui de l’animalerie en magasin ou grandes surface mais aussi les métiers issus des formations en biologie marine permettent d’assouvir une passion de base commune à tous ces domaines ; prendre soin des êtres vivants aquatiques.

 

#Métiersdelamer - Aquariologiste

Alexandra, aquariologiste

Mes tâches et activités

« Je m’occupe du nourrissage des animaux mais également de l’entretien des bassins avec la maintenance de la filtration, nettoyage des vitres, fabrication et nettoyage des décors, bouturage et culture des coraux…

Je suis également en charge des tortues terrestres et marines (j’ai la carte verte française pour prendre en charge des tortues blessées) ainsi que de l’approvisionnement et la gestion des peuplements. »

Formations

  • BTS Aquaculture 
  • Licence Pro Aquaculture et aquariologie
Alexandra

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L’Océan en questions

Albert Ier sur passerelle - Institut Océanographique de Monaco

Les grandes figures

Gérer le littoral

Quels métiers pour le littoral ?

Le littoral est la zone où entrent en contact la terre, la mer et l’atmosphère, et qui comporte l’arrière-côte et l’estran. Cette zone géographique, où interagissent trois milieux physiques différents, aux spécificités propres, est soumise aux contraintes des pressions touristique, économique et démographique.

 

Les métiers de la mer, comme les professions liées à l’environnement, sont porteurs d’une fausse image. Pour la plupart d’entre nous, ils sont synonymes de travail de terrain, au plus proche de la nature. Or 75 % des emplois dans le domaine de l’environnement concernent la gestion des eaux et des déchets ainsi que le traitement de la pollution : assainissement, épuration, traitement des eaux et des fluides, nettoyage des plages et des plans d’eau, surveillance, laboratoires et appareils de mesures, lutte contre les hydrocarbures et les sites pollués, etc. Et là, les filières sont nombreuses…

Vers de formations pluridisciplinaires...

L’étude de ces milieux nécessite un savoir scientifique, en biologie, physique, chimie, géologie ou océanographie, mais aussi des connaissances en géographie liées à l’homme et à ses activités. C’est pourquoi il n’existe pas de formations spécifiques à la gestion du littoral.

Beaucoup d’enseignements généralistes liés à l’étude des milieux, à l’aménagement, à l’environnement et au traitement des pollutions conduisent vers des emplois dans ce domaine. En pratique, choisir un domaine et un niveau d’études implique une réflexion approfondie sur ses motivations et ses capacités.

Outre les formations en océanographie qui englobent la biologie, la chimie, la physique et les géosciences*, il existe d’autres voies, telles que la géographie et l’aménagement du territoire, le droit et l’économie de la mer et de l’environnement, le traitement des pollutions et l’écotoxicologie, sans compter les disciplines de la culture scientifique et technique comme l’animation et la protection de l’environnement.

Des modules à la carte proposés à distance...

par l’université numérique des sciences de la mer UN e-SEA. Le Certificat d’université Prévention des Risques Environnementaux liés aux Activités Maritimes, spécialement conçu pour être suivi en parallèle d’une autre activité (emploi, études), vise à comprendre et appliquer de manière autonome les textes réglementaires et instruments juridiques destinés à prévenir les risques environnementaux liés aux activités maritimes.

Se façonner un parcours unique : Claire, inscrite à l'UN e-SEA

Claire nourrissait le projet de travailler dans la communication scientifique concernant la préservation de l’environnement marin.  Après une Licence d’anglais et un Master en Etudes Européennes et Internationales suivi à la Sorbonne nouvelle, Claire a souhaité acquérir des connaissances juridiques sur l’impact des activités humaines sur l’océan et les outils de prévention existants. C’est dans ce but qu’elle s’est tournée vers le certificat d’Université « Prévention des Risques Environnementaux liés aux Activités Maritimes », qu’elle a suivi entièrement à distance avec UN e-SEA et validé le 10 octobre 2019. Forte de cette nouvelle formation diplômante, cette angliciste souhaite désormais mettre ses compétences au service de la préservation de l’environnement marin et de la prévention des risques à l’échelle européenne.

métiers Gérer le Littoral

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L’Océan en questions

Albert Ier sur passerelle - Institut Océanographique de Monaco

Les grandes figures

Exploiter les produits de la mer

Exploiter les produits de la mer, quels métiers ?

Derrière l’exploitation des produits de la mer, se cache plusieurs métiers et nombres de compétences. Chaque étape du producteur au consommateur mène à un secteur différent, avec ses propres métiers. La valorisation des produits de la mer et leurs transformations relève du secteur agro-alimentaire.

Mais la collecte ou l’élevage des algues et des animaux marins (algues, poissons, coquillages, crustacés…) se sont des pêcheurs, des aquaculteurs, conchyliculteurs, algoculteurs qui les pratiquent.

Ces métiers recouvrent des réalités différentes selon le type de pêche pratiquée ou l’espèce élevée, la taille du bateau ou de l’exploitation.

Ce sont des métiers qui nécessitent une bonne santé physique et de la polyvalence.

Quelles écoles et quelles formations ?

En France, ce sont les lycées maritimes et aquacoles et quelques lycées professionnels coordonnés par le Ministère de la mer qui proposent les formations adéquates. On y rentre après la 3e mais il existe aussi des organismes qui les proposent en formation continue comme le Centre européen de formation continue maritime (CEFCM). Les cours théoriques alternent avec les stages pratiques en mer. 

Certains lycées agricoles proposent des formations en aquaculture (généralement en eau douce).

Formations Produits de la mer

Portraits de professionnels Produits de la mer

#Métiersdelamer #Technicien aquacole

Jean, technicien aquacole

Hemarina, Noirmoutier

Mes tâches et activités

« L’entreprise de biotechnologie marine Hemarina a développé des transporteurs d’oxygène issus de l’hémoglobine d’un ver marin, nommé arénicole. Le sang de ce ver marin est très utile en médecine notamment les greffes. La Ferme Marine de Noirmoutier où je travaille élève les vers nécessaires à sa fabrication.

Je travaille sur diverses tâches liées à la production du vers marin :  de l’écloserie (les géniteurs, le larvaire), au grossissement jusqu’au conditionnement des vers. Je collabore aussi avec le service qualité : le produit fini ayant pour destination des patients, je dois tout enregistrer et contrôler car la traçabilité est primordiale. Je peux également être amené à effectuer de la maintenance sur les infrastructures.

Si j’ai appris une chose dans mon travail, c’est qu’il faut être polyvalent et s’intéresser à tout pour pouvoir être capable d’avancer ! »

Formation

  • Cadre technique production et valorisation des ressources marines – Cnam-Intechmer
Jean

Eva, chargée de recherche

Lancaster Environment Centre, Lancaster, UK

Mes tâches et activités

« Mes recherches s’intéressent aux interactions entre les récifs coralliens, le climat et les populations humaines et s’articulent autour de trois grands thèmes : (i) la conservation de la biodiversité, (ii) l’utilisation durable des ressources marines et (iii) le changement climatique. 

Pour cela, je combine diverses méthodes d’échantillonnages (comptages visuels de poissons, captures ciblées en plongée, pêche expérimentale), des techniques de chimie analytique, l’utilisation de larges bases de données et l’implémentation de modèles statistiques et d’analyses spatiales »

Portrait Eva
© E. Darling

Formation

  • Ingénieur Agronome – spécialisée dans la gestion de l’eau, des milieux cultivés et de l’environnement
  • Doctorat en écologie marine
Métiers FDM 2020

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Explorations de Monaco

Albert Ier sur passerelle - Institut Océanographique de Monaco

Les grandes figures

Technologie marine

Quelle technologie pour les sciences de la mer ?

L’exploration, la surveillance et l’exploitation du milieu marin requièrent une instrumentation de haute technologie. De la mesure des propriétés physiques et chimiques des océans aux prélèvements, les appareillages sont de plus en plus sophistiqués.

Les nouveaux moyens d’investigation influencent en permanence les différents secteurs de la recherche océanographique et les scientifiques passent de l’observation à la modélisation ce qui nécessite de disposer de nouveaux systèmes de mesures. Les technologies marines comme les navires, engins sous-marins et instruments divers sont les supports des disciplines scientifiques comme les géosciences, la biologie et la chimie marine et l’océanographie physique.

Ces technologies s’appuient sur le domaine des sciences pour l’ingénieur aussi complémentaires que l’optique, l’acoustique, la mécanique, l’électronique, la robotique et la télécommunication ou la communication par fibres optiques.

Outre les grands organismes de recherche et développement français comme Ifremer , le CNRS et l’IRD , il existe de nombreuses entreprises de haute technologie œuvrant dans le développement de l’océanographie comme l’informatique, l’instrumentation…

Quel cursus ?

Les filières classiques à privilégier après le bac, sont donc la physique, la mécanique, l’électronique et les télécommunications… soit en IUT, soit dans les écoles d’ingénieurs, soit à l’université dans la mention Sciences pour l’ingénieur.

Ces formations techniques ne sont pas forcément spécifiques au domaine marin, mais elles y trouvent des applications comme le transport maritime, l’offshore pétrolier, la défense, la recherche océanographique, les ressources vivantes, le génie côtier… Les débouchés existent car même si vous n’intégrez pas une entreprise spécifique au milieu marin, votre savoir faire peut se décliner dans d’autres domaines.

Quelques écoles d'ingénieurs spécialisées

Il n’existe pas à proprement parler d’école d’ingénieur identifiable comme spécialisée en génie océanique et ingénierie marine, sauf à l’université de Toulon, en ingénierie marine. Mais beaucoup de diplômes d’ingénieur permettent de travailler dans le domaine des sciences de la mer, comme de nombreuses Grandes écoles ont des cycles d’approfondissement en lien avec le milieu marin.

Les écoles d’ingénieurs en travaux de construction proposent des cursus ou option en lien avec les travaux maritimes comme l’École Builders for society (ex- ESITC).

 ENSTA Bretagne dispense des formations et mène des activités de recherche de haut niveau en TIC (technologies de l’information et de la communication), sciences mécaniques et sciences humaines pour l’ingénieur. 
Les enseignements permettent d’étudier l’architecture navale et la conception de plateformes dédiées aux énergies marine, le management de projets maritimes et de maintenance des navires. Mais aussi la robotique mobile autonome, la conception de systèmes embarqués ou encore les systèmes d’observation doublés à l’intelligence artificielle.
Située à Brest, l’établissement public travaille en relation étroite avec de nombreux partenaires industriels et académiques, en France comme à l’international. Ses activités concourent à l’innovation dans de nombreux domaines d’application : le maritime, la défense et plus généralement les hautes technologies (transports, aérospatiale, énergie, numérique, recherche…).

Se former à distance aux technologies marines

Vous souhaitez devenir maître d’œuvre ou d’ouvrage dans la construction offshore, chargé d’études TP Maritimes et fluviaux, ou responsable d’encadrement de chantiers en mer ou sur le littoral.

UN e-SEA, université numérique des sciences de la mer, vous propose de suivre en enseignement à distance les cours du master Master Technologie Marine, Parcours Travaux publics maritimes, maintenance en e-learning et d’être formé.e aux spécificités de la construction en milieu maritime (pont, port et digue, plateforme ou éolienne offshore, etc.).

Les cours sont disponibles en ligne, au moyen d’une plate-forme de formation accessible par ordinateur, tablette ou téléphone. Les utilisateurs y suivent les cours, actualités, ressources documentaires, classes virtuelles, réalisent des exercices, construisent des projets, déposent leurs travaux.

Une porte d’entrée vers l’ingénierie marine

L’Institut interdisciplinaire Ingéblue : il regroupe 11 établissements publics impliqués dans l’enseignement supérieur et la recherche en ingénierie maritime, dont  7 grandes écoles (ENSTA Bretagne, ENSTA Paris, ENIB, Centrale Marseille, ENSM, IMT Atlantique, Ecole navale), 3 universités (UBS, UBO, Toulon) et le Shom (service hydrographique national).

Il vise à fédérer leurs capacités de recherche, d’innovation et de formation en ingénierie maritime, au service de l’économie bleue. En accompagnant les entreprises et les organismes publics français sur les questions technologiques du domaine maritime, ce guichet académique souhaite contribuer à la performance de la filière française en ingénierie maritime, pour répondre aux défis mondiaux, économiques et écologiques.

 

IngeBlue Logo

Portraits d'ingénieur.e.s en technologies marines

#Métiersdelamer - Robotique

Nicolas, doctorant en robotique sous-marine

Mes tâches et activités

« Je fais des recherches autour de la navigation des robots sous-marins. Mes travaux portent notamment sur l’élaboration d’un système permettant aux pilotes de ces robots de mieux gérer le câble les reliant entre eux et à la surface. Cela permettrait d’éviter de l’emmêler ou de l’endommager et ainsi faciliter la navigation et les missions d’exploration. »

Formations

  • DUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII) 
  • Diplôme d’ingénieur en Robotique à Polytech Sorbonne
  • Master Image et Son pour les Systèmes Intelligents (ISSI)
Robotique sous-marine

Voir aussi

couverture du livre sur les méduses - Institut océanographique

Éditions

Mapping Buyle

Explorations de Monaco

1-1-01-catlin seaview

L’Océan en questions

#Métiersdelamer - Aquariologiste

Alexandra, aquariologiste

Mes tâches et activités

« Je m’occupe du nourrissage des animaux mais également de l’entretien des bassins avec la maintenance de la filtration, nettoyage des vitres, fabrication et nettoyage des décors, bouturage et culture des coraux…

Je suis également en charge des tortues terrestres et marines (j’ai la carte verte française pour prendre en charge des tortues blessées) ainsi que de l’approvisionnement et la gestion des peuplements. »

Formations

  • BTS Aquaculture 
  • Licence Pro Aquaculture et aquariologie
Alexandra

#Métiersdelamer - Aquariologiste

Alexandra, aquariologiste

Mes tâches et activités

« Je m’occupe du nourrissage des animaux mais également de l’entretien des bassins avec la maintenance de la filtration, nettoyage des vitres, fabrication et nettoyage des décors, bouturage et culture des coraux…

Je suis également en charge des tortues terrestres et marines (j’ai la carte verte française pour prendre en charge des tortues blessées) ainsi que de l’approvisionnement et la gestion des peuplements. »

Formations

  • BTS Aquaculture 
  • Licence Pro Aquaculture et aquariologie
Alexandra

#Métiersdelamer - Aquariologiste

Alexandra, aquariologiste

Mes tâches et activités

« Je m’occupe du nourrissage des animaux mais également de l’entretien des bassins avec la maintenance de la filtration, nettoyage des vitres, fabrication et nettoyage des décors, bouturage et culture des coraux…

Je suis également en charge des tortues terrestres et marines (j’ai la carte verte française pour prendre en charge des tortues blessées) ainsi que de l’approvisionnement et la gestion des peuplements. »

Formations

  • BTS Aquaculture 
  • Licence Pro Aquaculture et aquariologie

Sciences politiques & Management

Le management des sciences environnementales ou les sciences politiques

Droit, économie, gestion… de nombreuses compétences peuvent s’appliquer aux domaines de l’environnement et de l’océanographique.

 Le programme BBA de SKEMA Business School propose des formations post-bac (grade BBA) internationales à double compétences en science et gestion de l’environnement marin pour ouvrir son employabilité aux secteurs de la mer publics et privé, de la recherche à l’entreprenariat. La dernière année du programme peut être mutualisée avec la première année du MSc. MARRES à Université Côte d’Azur, où les étudiants peuvent continuer en 5e année (grade master). 

L’Université Côte d’Azur propose au sein du programme MARRES des formations associant science, conservation et valorisation des ressources marines. Le MSc. MARRES (grade master) offre, en 2 ans et entièrement en anglais, une expérience internationale et interdisciplinaire pour ouvrir son employabilité à la recherche scientifique, à la conservation, au travail en bureaux d’études, en industrie, ou pour lancer sa propre entreprise dans la croissance bleue. 

Des écoles en sciences politiques  comme certains masters en environnement offrent la possibilité de carrière dans le monde de la mer et de l’environnement à l’interface des sciences dures, sciences sociales et politiques publiques.

#Métiersdelamer #Secrétaire Générale

Loreley, secrétaire générale

Mes tâches et activités

« Je travaille pour la Plateforme Océan et Climat, à l’interface entre science et politique pour une meilleure intégration des enjeux océan-climat-biodiversité dans les politiques publiques nationales et internationales. Je coordonne notamment les actions de plaidoyer de la Plateforme Océan et Climat, et le suivi des conventions internationales sur le Climat (CCNUCC) et la Biodiversité (CDB). Je travaille en étroite collaboration avec les acteurs de la société civile, les scientifiques, et les gouvernements au niveau national, européen et onusien.

J’anime également l’Alliance des Initiatives Océan et Climat qui fédère des solutions fondées sur l’océan pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. »

Métiers Management

Formations

  • Master (MSc) en Politique et réglementation environnementales de la London School of Economics, Royaume-Uni
  • Licence (BSc) en Economie et mangement environnemental de l’Université d’York, Royaume-Uni
  • Baccalauréat Scientifique, Spécialité physique-chimie, France

Devenir océanographe

Comment devenir océanographe ?

Océanographie ou océanologie ?

L’océanographie concerne la connaissance et la compréhension théorique des processus et phénomènes et regroupe plusieurs disciplines : biologie, physique, chimie, géologie…

L’océanologie regroupe l’ensemble des activités humaines en rapport avec l’océanographie : prospection, exploitation, gestion des ressources…c’est plutôt la mise en pratique des connaissance théoriques appliquées aux réalités économiques et sociales.

Un océanographe passe peu de temps en mer dans le cadre de missions scientifiques. Son travail consiste à faire des expériences en laboratoire, à  traiter des données devant son ordinateur, a partager ces résultats en publiant et en participant à des colloques .

Souvent les chercheurs de différentes disciplines se regroupent pour travailler sur un programme de recherche commun. Chacun fait les expériences de sa spécialité puis les résultats sont interprétés en commun car souvent les phénomènes et les processus interagissent entre eux

Les qualités requises : être spécialiste, tout en connaissant bien les généralités de l’océanographie ; posséder une très forte motivation ; avoir le goût de la recherche ; aptitudes à travailler en équipe ; anglais obligatoire.

Les formations courtes possibles

Après le bac, indépendamment des bac+2 (BTSA Aquaculture et BTS Maritime Pêche et Gestion de l’environnement marin) , il existe actuellement en France deux formations courtes de techniciens spécialisés dans l’océanographie.

INTECHMER (Cherbourg)

Université Littoral Côte d'Opale (Boulogne/Calais)

Choisissez l'université...

Commencer par une Licence (bac+3) de sciences (soit sciences de la matière, mathématiques et physique pour faire de l’océanographie physique, soit sciences de la nature et de la vie pour faire de l’océanographie biologique).

Ce n’est généralement qu’à partir du master (bac+4) que commence la spécialisation en océanographie, de physique, de chimie-physique ou de biologie des populations et des écosystèmes ou sciences de l’environnement). Finir par un doctorat vous donnera le titre de Docteur es Sciences dans votre spécialité.

Le Réseau des Universités marines présente les enseignements et les recherches pluridisciplinaires dans les domaines de la mer et du littoral. Il propose un catalogue des Masters en océanographie dans diverses disciplines.

Réseau des Universités marines

... ou privilégiez les diplômes d'ingénieurs !

En ce qui concerne la biologie marine, une autre voie possible est l’obtention d’un diplôme d’ingénieur agronome. Certaines écoles, comme Agrocampus Ouest, ont un parcours Sciences de la Mer. 

Alors que SeaTech – Ecole d’ingénieurs de l’Université de Toulon propose des formations en ingénierie marine.

Beaucoup de diplômes d’ingénieurs dits généraux ont une spécialisation en 5e année qui peut amener à exercer une profession en rapport avec la mer (télédétection, électronique, physique, chimie, génie de l’eau ou génie de l’environnement, agronomie ou vétérinaire)

Le management des sciences environnementales ou les métiers transversaux

Documentariste, bibliothécaire, journaliste… de nombreux métiers peuvent se greffer sur les métiers spécifiques au monde de la mer. Les organismes de recherche et autres institutions recrutent des DRH, des responsables communications, des graphistes, des informaticiens…

L’Université Côte d’Azur propose au sein du programme MARRES des formations associant science, conservation et valorisation des ressources marines. Skema Business School propose une formation internationale à double compétence en management et environnement.  

 

#Metiersdelamer #Oceanographe

Steeve, chargé de recherche

Mes tâches et activités

« J’étudie les effets des changements environnementaux sur les organismes marins tels que les coraux et les algues.

Mon travail a de multiples aspects, je dois planifier mes recherches, trouver des ressources financières, préparer et effectuer des travaux de terrain, analyser des données et présenter mes recherches dans des publications et des conférences.

Je dois également superviser des étudiants, enseigner à l’université, participer à des colloques et faire découvrir la science au grand public.»

Steeve chargé de recherche

Formations

  • Doctorat en Sciences de l’Environnement mention Biologie Marine
  • Master en Biologie et Écologie Marine
  • Licence en Sciences de la Vie

Andréa, chargée de recherche

Mes tâches et activités

« J’étudie les comportements de groupe développés par les oiseaux marins pour se nourrir efficacement en mer : mise en place de réseaux de communication (visuels ou acoustiques) pour la recherche de proie, stratégies de chasse en groupe.

Du fait des difficultés d’observation directe en milieu marin, une grande partie de mes recherches est basée sur l’utilisation d’appareils électroniques miniaturisés attachés sur le dos des oiseaux. Ces données me permettent ainsi de reconstruire les comportements des oiseaux en mer, à la fois leurs interactions sociales (grâce à des caméras ou des enregistreurs acoustiques) et leurs déplacements en trois dimensions (enregistreurs de plongée et accéléromètres).

Je mets en oeuvre des expériences en mer pour tester expérimentalement l’utilisation de signaux de communications et d’étudier la fonction des signaux acoustiques utilisés par les oiseaux marins (contacts entre congénères à distance, recrutement sur des zones de chasse). »

Andréa Chargée de recherche
Copyright David Hurwitz

Formations

  • Thèse de Doctorat « Ecosystèmes » (IRD, UMR 248 MARBEC, Université Montpellier II)
  • Master Recherche Océanographie « Biologie Ecologie Marine » (Centre d’Océanologie de Marseille, Université de la Méditerranée Aix-Marseille II)
  • Licence Sciences de la Mer et de l’Environnement (Centre d’Océanologie de Marseille, Université de la Méditerranée Aix-Marseille II)

Sophie, cadre de recherche (en modélisation bioéconomique)

Mes tâches et activités

« Mon travail consiste à mener des travaux de recherche, encadrer des étudiants, et effectuer des travaux d’expertises. Je m’intéresse particulièrement à l’analyse des compromis entre la conservation marine, les activités de pêche et d’autres objectifs de développement durable. Un exemple de mon activité est l’utilisation et le développement de modèles bioéconomiques afin de prédire les impacts biologiques et socio-économiques de différentes mesures de gestion de pêche sur un socio-écosystème marin. »

Copyright David Hurwitz

Formations

  • Thèse en co-tutelle en Economie (Université de Bretagne Occidentale, France et Université de Tasmanie,  Australie)
  • Master en Ecologie Biodiversité Evolution (EBE), spécialité biologie de la conservation
  • Licence en Sciences de la Vie

Léandro, chercheur post-doctorant

Mes tâches et activités

« Je fais des recherches sur la taxonomie, la biodiversité et l’écologie des espèces de poissons qui vivent dans les eaux profondes de l’océan. En outre, je suis également chargé de sensibiliser les gens aux merveilles de cet écosystème et de proposer des mesures pouvant contribuer à la conservation de ces espèces. Pour cela, je participe à la collecte de données sur des navires océanographiques, à des analyses en laboratoire, à la préparation d’articles scientifiques et à des présentations pour différents publics. « 

Copyright David Hurwitz

Formations

  • Post-doc : spéciation dans l’océan profond. 
  • Doctorat : Sciences marines 
  • Master : Ressources halieutiques et conservation
  • Baccalauréat : Ingénierie de la pêche
  • Formation complémentaire : Jeune Ambassadeur de l’Océan par « Atlantic Ocean Research alliance »

Claire, ingénieure-océanographe

Mes tâches et activités

« Je suis ingénieure à l’Institut de Recherche Marine, au sein du département « Oceanography and Climat », à Tromsø, en Norvège. Je dirige le laboratoire « Ocean Acidification ». Avec mon équipe, notre mission principale est de surveiller l’acidification des océans en effectuant de nombreuses analyses. Je m’occupe également de déployer le matériel d’instrumentation avant l’embarquement des navires océanographiques. En parallèle, je participe à des workshops afin d’échanger sur les performances de différents instruments et capteurs utilisés. Je suis également impliquée dans un projet de formation que j’apprécie énormément : « Tropical Nansen Legacy ». L’objectif est de former aux bonnes pratiques d’échantillonnage et d’analyses dans les pays en voie de développement. Grâce à ce projet, j’ai pu voyager au Sénégal, en Mauritanie, en Afrique du sud et l’année prochaine je vais participer à des campagnes dans l’Océan Indien. Une autre partie de mon travail consiste à épauler le lab manageur sur les conditions de sécurité des laboratoires et à la bonne gestion des produits chimiques. Pour conclure, tout au long de l’année, je travaille principalement en laboratoire, je participe à quelques campagnes en mer d’une durée de 3 mois par an. J’aime la possibilité de travailler sur des projets très différents. C’est un métier très enrichissant. »

 

Métiers Océanographe

Formations

  • Master of Science in Oceanography with specialization in Marine Biogeochemistry (M.Sc), ISMER UQAR, Rimouski, Québec, Canada.
  • Bachelor of Science in Earth and Environmental sciences (B.Sc.), EPOC, Bordeaux University, Talence, France.
  • Bachelor of Science in Oceanography with specialization in Environmental Science (B.Sc.), INTECHMER, CNAM, Cherbourg, France.
Métiers Mammifères

Justine, observatrice Mammifères marins

Mes tâches et activités

« Mon travail consiste d’une part à observer visuellement et par photo-identification la présence de mammifères marins et d’espèces protégées dans une zone spécifique pendant l’activité sismique des bateaux. D’autre part à recenser les espèces intéressées et à étudier leur comportement, leur distribution et leur environnement. »

Formations

  • Formation certification MMO (Marine Mammals Observer)
  • Master BEE (Biodiversité, Ecologie, Evolution)
  • Licence Biologie (sciences du vivant)

Johan, paléoclimatologue et paléocéanographe, enseignant-chercheur

Mes tâches et activités

« Mon travail consiste à étudier des archives sédimentaires marines et lacustres, provenant du fond des océans ou des lacs, afin de mieux comprendre les variations climatiques du passé et de mieux prédire celles du futur.

Je m’intéresse principalement au comportement de certaines molécules, tels que les lipides, produits par des organismes phytoplanctoniques ou des plantes.

L’étude de ces molécules, que je retrouve fossilisées dans les sédiments, me permet de reconstruire au cours du temps les changements de température, de précipitations ou encore du couvert de banquise dans plusieurs régions du monde.»

Métiers Océanographie
Johan Etourneau, en mission océanographique en Antarctique de l’Est, au large de la base française de Dumont d’Urville

Formations

  • Diplôme d’étude approfondies (DEA) Environnement Océanique Littoral et Hauturier, Université de Bordeaux – équivalent aujourd’hui au Master 2 Sciences de la mer
  • Maîtrise des Sciences de l´Environnement, option océanographie, Université de Bordeaux – équivalent aujourd’hui au Master 1 Sciences de la mer
  • Licence des Sciences de la Terre et de l´Univers, Université du Québec à Montréal (UQAM) – équivalent aujourd’hui à la Licence 3 Géosciences et Environnement
  • DEUG des Sciences de la Terre et de l’Univers  – équivalent aujourd’hui aux Licence 1 et 2 Géosciences et Environnement

Portraits dans le monde de l'océanographie

Stéphanie Reynaud
Chargée de recherche océanographie

Métiers FDM 2020

Voir aussi