Produits de la mer durables

Une formation au Mirazur
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Mauro Colagreco, un chef engagé dans le meilleur restaurant au monde

Une formation sur la consommation durable des produits de la mer a été réalisée par Pierre Gilles, Chargé de projet à l’Institut océanographique et Auriane Pertuisot, Chargée des projets marins à la Fondation Prince Albert II de Monaco. Cette formation s’adressait à 25 des membres de l’équipe du célèbre restaurant le Mirazur, à Menton.

Un programme riche

Au programme de l’intervention, la présentation de la situation de l’état des ressources marines mondiales, l’écoresponsabilité en matière de consommation des produits marins, ainsi que la présentation du label Mr. GoodFish, certifiant les produits responsables, un programme soutenu et porté sur la façade méditerranéenne française et monégasque par la Fondation Prince Albert II.

Cette intervention rentrait dans le cadre de la formation que l’équipe du Mirazur suit tout au long de l’année en particulier dans le domaine des pratiques responsables.

Plus de 25 membres de l’équipe du Mirazur étaient présents, dont Laura Colagreco et Luca, le second de cuisine, ainsi de nombreux jeunes en poste ou en formation.
Bravo au Mirazur pour sa démarche environnementale, ainsi que pour son année très faste, puisque l’établissement a reçu cette année une 3e étoile au Guide Michelin et a été classé « Meilleur Restaurant au Monde » selon The World’s 50 Best Restaurants 2019 !

Voir aussi

A l’occasion des célébrations du Centenaire de l’Union Géodésique et Géophysique Internationale, au siège de l’UNESCO à Paris, S.A.S. le Prince Albert II, invité d’honneur, s’est vu décerner le statut de Membre d’Honneur et a, à cette occasion, prononcé un discours.

S.A.S. le Prince Albert II de Monaco

Discours sur l'Océan
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Assemblée générale des Nations Unies - 24 sept. 2019

la principauté engagée sur le climat

Le Gouvernement de Monaco est engagé sur la voie de la neutralité carbone et se donne les moyens d’y parvenir, a déclaré le Prince Albert II à l’Assemblée générale des Nations-Unies. Dans son discours, le Souverain a également mis l’accent sur le rôle des forêts et plus encore sur celui de l’océan. Monaco a « historiquement fait le choix de soutenir la science », a-t-il ajouté.

Le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, loin d’être des crises isolées, sont deux symptômes alarmants de l’Antrhopocène auxquels il convient de répondre en synergie.

- Paris, siège de l'UNESCO - 29 Juillet 2019

Centenaire de l'Union Géodesique et Géophysique Internationale

L’ardente nécessité de la protection de l’océan a succédé au temps de la découverte et de la connaissance des mers, qui était celui de mon trisaïeul.

Monaco s’efforce de continuer à suivre son testament et à faire fructifier son héritage, en actualisant son message.

Au travers de ses propres initiatives comme en proposant à ses partenaires de relayer et d’amplifier leurs propres actions, la Principauté s’efforce d’être une « voix de l’océan »…

- Monaco Blue Initiative, 25 mars 2019

ouverture de la MBI #10

Il y a une phrase du grand historien Jules Michelet qui me vient souvent à l’esprit lorsque je pénètre dans ce Musée océanographique, qui est là au bord de la Méditerranée.

« C’est par la mer qu’il convient de commencer toute géographie ».

Nous savons aussi que c’est par la mer qu’il convient de commencer toute histoire, car nous savons que nous sommes nés de l’océan et que nos civilisations sont nées de cette mer.

Mais c’est aussi par la mer, de plus en plus, qu’il convient de commencer toute économie.

Ce sera de plus en plus par la mer, j’en suis sûr, qu’il conviendra de commencer toute politique, toute morale et toute philosophie.

- Monaco, Musée océanographique, 16 avril 2019

Réunion des centres européens d'océanographie

Je pense qu’il est nécessaire, comme vous l’avez dit, de développer une meilleure compréhension du grand public [sur les questions des sciences de l’océan]. Les gens apprécient les informations qui racontent une histoire, et si nous pouvons attirer leur attention sur les différentes façons de raconter cette histoire, et d’une façon plus engageante, je pense que ce serait certainement utile.

 

Ecouter le discours enregistré en anglais.

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- New York, siège de l'ONU, Juin 2017

Discours sur les Objectifs de Développement Durable pour l'Océan

Au moment où la communauté internationale se penche sur les océans et énonce le principe d’une responsabilité collective essentielle à leur égard, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase prêtée à Aristote et que nous connaissons tous : « Il y a 3 sortes d’Hommes : les morts, les vivants et ceux qui vont sur les mers ».Cette phrase résume en effet la situation de nos mers qui trop longtemps ont semblé échapper aux lois communes de l’Humanité.

- Marrakesh, 12 novembre 2016

Réunion de la COP 22 - Marrakesh

Puisque le monde est désormais prêt à se préoccuper des mers, à inventer une nouvelle manière de vivre avec elles, il est de notre devoir de lui proposer des solutions concrètes, utiles et efficaces, qui seules permettront de les préserver, et de préserver ainsi leur indispensable capacité d’atténuation du changement climatique.

A VOIR EGALEMENT

Discours de S.A.S. le Prince Albert II de Monaco, à l’occasion de la 74e session du comité de la protection du milieu marin, Londres – 13 au 17 mai 2019, Organisation Maritime Internationale.

Discours de S.A.S. le Prince ALbert II de Monaco, adressé à la Directrice générale de l’UNESCO lors de la Première Réunion de Planification de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable  

Le snapper club

Une semaine à l'écoute des océans
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Vos enfants vous bombardent de question sur la mer ? Inscrivez-les vite au Snapper Club pour leur offrir un voyage au cœur des océans.

De quoi s’agit-il ? D’un stage d’une semaine organisé pendant les vacances scolaires au cœur du Musée océanographique. Son but : sensibiliser les plus jeunes aux océans et à leurs secrets.

PETITS STAGIAIRES VIP

Imaginé pour faire découvrir l’univers marin aux enfants de huit à douze ans, le Snapper Club les accueille toute une semaine dans le cadre magique du Musée océanographique. Entourés par une équipe pédagogique, ces jeunes explorateurs participent ainsi, de 9h à 17h pendant cinq jours, à des jeux et activités multiples centrés sur les océans et les animaux qui les peuplent. L’occasion d’éveiller leur curiosité, de renforcer leur soif de découverte et de faire naître de futures passions et vocations.

COMME LES EXPLORATEURS

Pour favoriser une approche ludique, l’observation et la manipulation sont privilégiées. Dans la peau des aquariologistes, vos enfants jouent ainsi aux apprentis scientifiques : ils prélèvent des animaux microscopiques dans les bassins, nourrissent les tortues sur la terrasse panoramique, découvrent la magie du monde des récifs coralliens ou plongent dans leur imaginaire pour rédiger un conte sur les océans.

Snapper Club

Conditions et tarifs
300€ par enfant, pour la semaine, repas et collations compris
  • Tous les jours de la semaine, 9h-17h
  • 8 / 12 ans
  • Vacances scolaires d'été
Places limitées

TESTÉ ET APPROUVÉ

Les mieux placés pour en parler ? Ce sont les enfants eux-mêmes, bien sûr. Comme Arthur, par exemple : « J’ai vraiment aimé nourrir les requins, et c’était très bien aussi de pouvoir interviewer des explorateurs. Les animatrices étaient très sympas également. J’espère que je pourrai revenir un jour. » Ou bien encore Maëlle « C’était trop bien. Je me suis fait beaucoup d’amis et j’ai adoré nourrir les tortues. » Léo confirme : « Ah oui, c’était très bien ! Voir les requins, les poissons, les tortues, leur donner à manger… J’ai vraiment tout aimé dans ce stage ! »

Ils en parlent !

J'ai bien aimé nourrir les requins. Les animatrices étaient très sympathiques... et j'espère que je pourrai revenir un jour !

Arthur,
Snapper 2018

C'était trop bien, j'ai adoré nourrir les tortues et j'ai adoré aussi me faire beaucoup d'amis.

Maëlle
Snapper 2018

Mon meilleur souvenir du Snapper Club c'est... Ben j'en n'ai pas trop, j'aime bien tout. J'aime tout en fait...

Emie
Snapper 2018

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Crépuscule sur la nature

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Le 6 mai dernier, la Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) rendait un rapport alarmant sur l’état mondial de la biodiversité…

En 2011 s’ouvrait la décennie des Nations Unies pour la biodiversité, avec des objectifs ambitieux d’amélioration pour 2020. A un an de la fin de cette décennie, qui se souvient de son existence ? Qui peut se réjouir des succès enregistrés ?

La préservation de 10% de l’océan par des Aires Marines Protégées ne sera pas atteinte. Pourtant c’est certainement dans ce domaine que la plus belle progression de la décade a été observée. Car pour le reste, l’évaluation coordonnée par 149 experts internationaux de l’IPBES de la biodiversité et des services écosystémiques est particulièrement cruelle. Ce travail, validé à l’unanimité par les représentants de 110 pays, ne saurait être critiqué pour son manque de sérieux. Et, si l’on en croit l’expérience du GIEC qui est le modèle de l’IPBES avec 20 ans d’avance, les rapports successifs gagnent en précision mais jamais en optimisme.

L’océan n’est pas épargné

En 1950 encore, Rachel Carson écrivait dans Cette mer qui nous entoure « [L’Homme] ne peut ni dominer, ni modifier les océans comme il a pu réduire et piller les continents au cours d’une occupation pourtant brève encore. » Aujourd’hui, si 75% des milieux terrestres sont « altérés de façon significative », 66% des milieux marins sont eux soumis à « de plus en plus d’effets cumulatifs ».

A terre, la consommation d’espaces naturels et la fragmentation de ceux-ci sont les causes prépondérantes de l’érosion de la biodiversité, et réduisent les marges d’adaptation au changement climatique. En mer, les poissons gardent la possibilité de migrer pour échapper au réchauffement continu de l’océan. Les poissons osseux semblent donc les moins vulnérables aujourd’hui.

Pour autant, la surpêche reste massive à l’échelle de l’océan et ne fait qu’empirer. Un tiers de stocks sont aujourd’hui exploités au-delà du renouvellement naturel, ce qui « mange le capital » naturel.

La pêche fait aujourd’hui partie des activités les plus mondialisées. Au fil de l’épuisement des stocks, la pêche industrielle, soutenue par des subventions insoutenables, s’est éloignée des centres de consommation, jusqu’à la haute mer, aux grands fonds et aux pôles.

INÉGALITÉS ET CONFLITS

La pêche artisanale, qui fait vivre 90% des pêcheurs du monde avec seulement une moitié des prises, se pratique largement dans la bande tropicale. Or, au-delà de la surpêche, celle-ci est doublement victime du changement climatique : les poissons quittent cette zone devenue trop chaude pour migrer vers les régions tempérées, et les récifs coralliens sont en première ligne des « coups de chaleur ». Le surface de récifs a réduit de moitié depuis 1870 et la diversité spécifique s’érode rapidement : 33% des espèces de corail sont aujourd’hui menacées. Or, c’est justement cette diversité qui crée la complexité géométrique des récifs qui permet la reproduction et la croissance des poissons.

Voilà un exemple criant des injustices de la biodiversité : les pays tempérés, qui ont été les premiers à dépasser les limites de la pêche et des émissions de CO2, pourraient être gagnants dans le désordre à venir !

De même, alors que la biodiversité régresse moins vite dans les zones gérées par des communautés indigènes, la nouvelle course aux ressources accroît fortement la pression sur ces dernières, promettant un désastre autant social qu’environnemental.

Le rapport de l’IPBES analyse d’ailleurs le caractère très injuste de l’érosion de la biodiversité, alors que la consommation de certaines parties du monde dégrade l’environnement à distance. Il souligne aussi que ces inégalités « alimentent l’instabilité sociale et les conflits », alors que « plus de 2500 conflits en cours » sont liés à l’accès à certaines ressources.

On ne peut dès lors que saluer l’intention affichée par la France de consacrer le G7 environnement qui s’est achevé le 6 mai dernier à « lutter contre les inégalités en protégeant la biodiversité et le climat ». Reste à parvenir aux actes, dans un contexte international aujourd’hui peu favorable à un tel engagement collectif.

En matière de biodiversité comme en matière de climat, nul doute que notre planète a connu bien pire situation au cours des derniers millions d’années mais, comme le souligne le rapport de l’IPBES, la dégradation n’a jamais été aussi rapide depuis l’émergence de l’espèce humaine. Quant aux variations que l’Homme a précédemment connues, elles ont touché quelques millions d’individus et non une dizaine de milliards. Et à l’époque, les frontières n’existaient pas. L’Homme sera-t-il pris à son propre morcellement ?

Accélérer, mais dans quelle direction ?

C’est vrai, la société humaine n’a jamais été aussi développée ni aussi rapide dans son évolution. Le rapport de l’IPBES a fait le tour du monde en l’espace des quelques heures. Chacun peut prendre la mesure de la situation et inventer des solutions.

Pourtant, comme l’informatique n’a pas supprimé le papier ni les télécommunications les déplacements aériens, l’évolution technologique de la société n’a pas jusqu’ici été dans le sens d’un ralentissement de l’érosion de la biodiversité. Bien au contraire. L’augmentation du niveau de vie s’est accompagnée d’une hausse de la consommation de ressources qui s’ajoute à l’accroissement rapide de la population. La consommation individuelle de produits de la mer a doublé sur les cinquante dernières années, dans la course mondiale aux protéines animales.

« La technologie » ne saurait donc en soi être une réponse et notre histoire depuis au moins deux siècles va plutôt dans le sens d’une consolidation, d’une cristallisation d’un modèle de consommation effrénée qui érode les « fondamentaux » de notre planète, ces services que l’IPBES a mis en lumière : si la surpêche généralisée a conduit les quantités pêchées à décliner doucement depuis deux décennies, la disparition des insectes pollinisateurs affectera bientôt les cultures agricoles.

L’IPBES prône un « changement transformateur » rapide et à toutes les échelles simultanément, du local au mondial. Mais, pour recueillir l’unanimité nécessaire à l’approbation du rapport, il se garde bien de préciser les solutions qui composeront ce changement d’ensemble. Et la préservation de la biodiversité est un défi encore bien plus complexe que le changement climatique qui n’en est qu’une composante…

CHANGER LE MONDE

L’IPBES explicite « Par changement transformateur, on entend un changement fondamental à l’échelle d’un système, qui prend en considération les facteurs technologiques, économiques et sociaux, y compris en termes de paradigmes, objectifs et valeurs. »

Tout en rassemblant une vaste boite à outils des outils d’intervention identifiés, l’IPBES insiste sur la profondeur du changement nécessaire : « Alors que les structures actuelles détournent souvent du développement durable et sont les mécanismes indirects de l’érosion de la biodiversité, un changement profond, structurel, est nécessaire. Par nature, un changement transformateur rencontrera l’opposition de ceux qui ont intérêt au statuquo, mais cette opposition peut être surmontée dans l’intérêt général. »

Dès lors, c’est à la refonte des signaux qui régissent notre société qu’il faut s’attaquer, par les « incitations à la responsabilité environnementale et l’élimination des incitations nocives ».

Pour reprendre le slogan de la sécurité routière, nous sommes « Tous responsables ». Mais qui est prêt à lever le pied, quel gouvernement est prêt à mettre en place des radars alors que savons que fonçons tous dans le mur à vive allure ?

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