LE PRINCE ALBERT Ier

L'océan exploré

De 1885 à 1910

Dès 1885, le Prince Albert Ier de Monaco envisage de créer en Principauté un laboratoire de biologie marine. Lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1889, ses collections scientifiques, présentées au Pavillon de Monaco, suscitent un immense intérêt. 

 

Le Prince mûrit alors son projet définitif, celui d’un Musée océanographique. La première pierre est posée le 25 avril 1899. L’inauguration, célébrée avec un faste exceptionnel, a lieu le 29 mars 1910.

Un Prince savant

Surnommé « Prince des mers » en raison de son amour abyssal pour les océans, il initie quelques-unes des plus importantes campagnes océanographiques de son temps (cf. La Carrière d’un Navigateur). À la mort de son père, en 1889, il devient Prince de Monaco et entreprend, parallèlement à ses expéditions, de profondes réformes sur les plans politique, économique et social. Démocrate et moderne, Il dote notamment la Principauté d’une constitution, ce qui lui assure une immense popularité auprès des Monégasques.

« L’océanographie a encore pour devoir de signaler le péril causé dans tous les pays par l’abus d’une exploitation, mal réglée ou mal surveillée, des ressources de la mer. C’est là, peut-être, son plus beau titre à la sollicitude de tous. » – Albert Ier de Monaco, Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux, n°13-14 (7-21 juillet 1902), 1902.

Un temple entièrement
dédié à la mer

Au contact du professeur Milne-Edwards, alors directeur du Muséum d’histoire naturelle de Paris, le Prince Albert Ier mûrit le projet de créer un temple entièrement dédié à la mer. Objectif : mettre en valeur les collections qu’il a réunies au fil des ans. Le 25 mars 1910, l’inauguration du Musée océanographique de Monaco est célébrée et elle est suivie le 23 janvier 1911 de l’inauguration de l’Institut océanographique (devenu depuis « Maison des Océans ») à Paris.

« Et j’ai fondé l’Institut océanographique où les savants de toutes les nations peuvent travailler en réunissant leurs efforts. Les laboratoires avec le Musée sont à Monaco dans un palais digne de l’humanité intellectuelle ; le centre de diffusion nécessaire pour cette culture nouvelle est à Paris dans le monde universitaire ». (Discours du Prince Albert Ier à la Société royale de géographie de Madrid, 1912)

UN PRINCE HUMANISTE

Profondément humaniste, le Prince Albert Ier s’illustre également en fondant un Institut international de la Paix, dont les idées et principes se sont avérés visionnaires avant même la création de la Société des Nations ou de l’ONU. Épris de justice, Il fait campagne aux côtés de Zola et de Clémenceau pour la révision du procès du capitaine Dreyfus et l’invite même, dans une lettre ouverte publiée par la presse, à venir se reposer en son château de Marchais une fois réparation obtenue. Prince bienfaisant, Souverain érudit, Albert Ier de Monaco s’éteint le 26 juin 1922, dans un respect universel.

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