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La collection d'Histoire Naturelle. |
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La collection d’Histoire Naturelle du Musée comporte plusieurs dizaines de milliers d’objets. Toutes les disciplines des Sciences Naturelles sont représentées mais les spécimens en collection ont presque tous une origine marine : invertébrés, poissons, tortues, oiseaux, mammifères marins, algues, etc... |
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Eponge siliceuse, Aphrocallistes bocagei, provenant des campagnes du Prince Albert Ier : récoltée en 1901 au Cap-Vert à 875 mètres de profondeur. Cette éponge des eaux profondes fait partie d’une riche collection de près de 680 espèces d’éponges récoltées par le Prince.
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Oursins violets, Echinometra vanbrunti, de l’expédition du Hassler (1871-1872), récoltés à Acapulco, au Mexique, et envoyés par le Museum of Comparative Zoology de Cambridge. Ce musée fut fondé par le naturaliste américain Louis Agassiz puis dirigé par son fils, Alexandre. Louis Agassiz, fut le plus grand et plus respecté scientifique du début du XIXe siècle. Il embarqua lui-même sur le Hassler, pour Amérique du Sud puis les Galapagos, en passant le détroit de Magellan. Il refit en partie l’itinéraire qu’avait suivit Charles Darwin, à bord du Beagle. Fermement opposé aux idées de Darwin, Agassiz voulut vérifier, grâce à ce voyage, la théorie de l’évolution. Les opérations de dragage prévues devaient réunir les preuves pour étayer son créationnisme obstiné. |
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Crevette nylon, Heterocarpus grimaldii (A. Milne Edwards & Bouvier, 1900), un des Types de l’espèce nouvelle trouvée lors de la campagne du Prince Albert Ier aux Açores en 1888, entre les îles de Pico et Sao Jorge, à 1300 mètres de profondeur.
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Crustacé isopode géant, Glyptonotus antarcticus, pris dans la baie de la Scotia, dans les Orcades du Sud au cours de l’expédition de la Scotia (1902-1904) en Antarctique. Ces isopodes marins sont voisins des cloportes. Il s’agit ici d’un crustacé témoignant du gigantisme qui atteint souvent les invertébrés marins peuplant les mers froides. Le rapport des résultats zoologiques de l’expédition de la Scotia (1902-1904) dresse une liste de 1563 espèces dont 265 espèces nouvelles. Ce fut la première fois qu’une expédition était capable de récolter des spécimens à plus de 4900 mètres de profondeur. |
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Gorfou macaroni, Eudyptes chrysolophus, un des nombreux manchots capturés en 1909 sur l’île Petermann dans l’Antarctique, lors de l’expédition du Pourquoi-Pas ? (1908-1910). Taxidermie du naturaliste Louis Gain qui a aussi participé aux campagnes du Prince Albert Ier en 1911, 1912 et 1914. Cette expédition était la première commandée par le Capitaine de frégate Jean-Baptiste Charcot sur ce navire. |
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Baraya ou Aruana, Osteoglossum bicchirosum, poisson de l’Amazonie provenant de l’expédition du Commandant Jacques-Yves Cousteau en 1982. Récolté dans le Lago Caial. |
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Squelette de Globicéphale ou Dauphin pilote, Globicephala melaena, harponné en surface, au large de Monaco en 1902, au cours d’une campagne de la Princesse-Alice II. En 1895, le Prince et ses collaborateurs assistèrent à la capture d’un cachalot aux Açores et virent le grand intérêt pour la Science de chasser des mammifères marins tels que les cétacés. C’était l’occasion d’en apprendre plus sur leur alimentation, en examinant le contenu de leurs estomacs, mais surtout de découvrir de nouvelles espèces, parmi les proies, qui échappaient habituellement aux engins de pêche. |
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Les spécimens rapportés par le Prince Albert Ier lors de ses expéditions constituent plus de la moitié de la collection. Celle-ci a ensuite été complétée avec l’apport régulier de spécimens provenant : - d’autres campagnes océanographiques (Siboga 1898-1899, Scotia 1902-1904, Thor 1902-1910, Calypso 1961-1982, etc.), - d'autres institutions (Muséum national d’Histoire Naturelle 1910-1930, Museum of Comparative Zoology de Cambridge 1914, etc.), - mais aussi de collectionneurs passionnés d’histoire naturelle qui confient leurs « trésors » au Musée (Christian Carpine 1959, Mikail Bacescu et Modest Gutu 1984-1986, V. Philippot 1984-1988, Keller 1999, Ghys 2004, etc.). |
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Les Stations : Les méthodes scientifiques rigoureuses utilisées, et parfois mises au point, par le Prince Albert Ier lors des prélèvements et des récoltes, ont conféré à cette collection une valeur scientifique reconnue. En effet, Albert Ier réutilise la méthode des « Stations ». Chaque observation, mesure, récolte est précisément localisée en longitude, latitude et profondeur. La station est ensuite numérotée, reportée sur une carte. Enfin l’ensemble des résultats est reporté dans un tableau synthétique. Ainsi, chaque spécimen récolté peut être précisément localisé. Cette méthodologie scientifique précise est encore utilisée aujourd’hui dans différentes disciplines des sciences naturelles.
Les Types : Parmi les spécimens récoltés, certains ont une importance toute particulière, il s’agit des Types. Un échantillon « Type » est le spécimen qui a servi à décrire pour la première fois une espèce et dont le figuré a été publié dans une revue scientifique. Ces spécimens sont donc uniques et leur unicité leur confère une valeur inestimable, internationalement reconnue. Il constitue une partie du Patrimoine naturel mondial. |
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Dessins scientifiques grandeur naturelle du Grimaldichthys squamosus Roule 1916, d’après une aquarelle de Jeanne Leroux et du Grimaldichthys profundisssimus Roule 1913, d’après une aquarelle de M. Borrel. Donzelles d’espèces nouvelles. « Poissons provenant des campagnes de la Princesse-Alice (1891-1913) », L. Roule. Résultats des Campagnes Scientifiques, fascicule LII, planche 2, 1919. |
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Dessin scientifique du Cirroteuthis grimaldii Joubin, 1903. Face dorsale de l’animal, grandeur naturelle. Poulpe dumbo d’une espèce nouvelle. « Céphalopodes provenant des campagnes de la Princesse-Alice II (1898-1910) », L. Joubin. Résultats des Campagnes Scientifiques, fascicule LIV, planche 2, 1920. |
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Une collection de référence : L’importance du fonds de cette collection, sa valeur scientifique, la présence de nombreux Types en font une « Collection de Référence » en Histoire Naturelle. Reconnue par la communauté scientifique internationale, les spécimens de cette collection sont fréquemment consultés à des fins d’études tout particulièrement en Systématique. L’intérêt d’une telle collection est multiple : outils pour la classification des espèces (la classification des êtres vivants est en perpétuelle évolution), suivi de la biodiversité au cours des différentes époques, outils pour la formation des Systématiciens, etc... |
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