Les
métiers de l'océanographie
Océanographie et océanologie :
L'océanographie regroupe plusieurs disciplines : biologie, physique, chimie, géologie...elle concerne la connaissance et la compréhension théorique des processus et phénomènes.
L'océanologie regroupe l'ensemble des activités humaines en rapport avec l'océanographie : prospection, exploitation, gestion des ressources...c'est plutôt la mise en pratique des connaissance théoriques appliquées aux réalités économiques et sociales.
Formations :
Pour devenir océanographe (faire de la recherche), il faut faire des études scientifiques : DEUG (bac + 2) de sciences à l'université (soit science de la matière, mathématiques et physique pour faire de l'océanographie physique, soit sciences de la nature et de la vie pour faire de l'océanographie biologique). Ce n'est qu'à partir de la maîtrise (bac + 4) que commence la spécialisation en océanographie, de physique, de chimie-physique ou de biologie des populations et des écosystèmes ou sciences de l'environnement). Ensuite il faut faire un DEA et enfin terminer par une thèse si vous avez la chance d'être accepté dans un laboratoire. Les universités dispensant un enseignement en océanographie sont principalement : Brest, Caen, Aix-Marseille, La Rochelle, Paris 6, Perpignan, Toulon, Bordeaux, Lille 1.
Il existe une licence professionnelle (bac + 3) et une maîtrise (bac + 4) entièrement spécialisées biologie des organismes et des populations marins à l‘université d’Aix-Marseille 2 (www.com-univ-mrs.fr ou 04 91 82 82 01), et un diplôme universitaire de biologie littorale (bac + 3) à l’université de Caen (www.unicaen.fr ou 02 31 56 59 77).
Débouchés :
Les débouchés dans l'océanographie sont très réduits. Si vous réussissez à passer un doctorat (10% des étudiants en DEA) vous avez en moyenne 1 chance sur 10 de trouver un emploi dans ce domaine.
Nous conseillons aux futurs
biologistes de faire plutôt de la biochimie ou de la biologie moléculaire ou de
la biologie cellulaire pour intégrer des entreprises qui travaillent dans le
domaine de la mer (agro-alimentaire, cosmétologie, industries pharmaceutiques,
traitement des eaux ou des pollutions, toxicologie). Une autre voie est
l'obtention d'un diplôme d'ingénieur agronome. Certaines écoles, comme l'ENSA de Rennes, ont une spécialisation en aquaculture ou en
halieutique. Alors que l'ISITV a une spécialisation
ingénierie marine (ISITV - Institut des sciences
de l'ingénieur de Toulon et du Var - Avenue POMPIDOU - B.P.
56 - 83162 La Valette Cedex - France - Tel. 04 94 14 25 50 - TELECOPIE 04 94 14
24 48 - isitv.univ-tln.fr/accueil.htm)
Vous pouvez également faire ce métier en passant par des études d'ingénieurs même s'il n'existe pas à proprement parler de diplôme spécialisé en océanographie. Beaucoup de ces diplômes d'ingénieurs dit généraux ont une spécialisation en 5ème année qui peut amener à exercer une profession en rapport avec la mer (télédetection, électronique, physique, chimie, génie de l'eau ou génie de l'environnement, agronomie ou vétérinaire). L'Ifremer, organisme de recherche spécialisé dans les sciences marines, recrute soit des ingénieurs généralistes qui ont ensuite fait une spécialisation, soit des techniciens bac+2.
Une école spécialisée:
Deux formations courtes de techniciens sont spécialisées dans l'océanographie et l'aquaculture. Mais il y a beaucoup de demandes pour peu d'élus.
- Intechmer (diplôme de technicien supérieur de la mer), Digue de Collignon, 50110 Tourlaville ou BP 324 50103 Cherbourg cedex.
- Université du littoral (DEUST technicien de la mer et du littoral) CGU, centre universitaire de la mi-voix, Bât. H. poincarré, 50 rue Ferdinand Buisson, BP 699, 62228 Calais cedex.
Le domaine des géosciences marines est actuellement assez bouché mis à part la prospection pétrolière en mer. L'hydrologie et l'hydrogéologie (recherche de l'eau douce) offrent un peu plus d'emplois.
Travail :
Un océanographe passe peu de temps en mer dans le cadre de missions scientifiques (1 mois par an s'il a de la chance). Le reste du temps, soit il fait des expériences en laboratoire, soit il traite des données devant son ordinateur.
Souvent les chercheurs spécialisés dans chaque discipline se regroupent pour travailler sur un programme de recherche commun. Chacun fait les expériences de sa spécialité puis les résultats sont interprétés en commun car souvent les phénomènes et les processus interagissent entre eux.
Instrumentation et méthodologie
:
Appareils de prélèvements : bouteilles de prélèvement, filets, dragues...
Appareils d'analyses : chromatographes, spectrophotomètres à absorption atomique ou de masse,….Les protocoles sont adaptés pour les échantillons d'eau salée.
Traitement de données : graphes, courbes, le plus souvent sont faits par ordinateurs.
Interprétation des données
Publication : le plus souvent un travail de recherche doit être sanctionné par une ou plusieurs publications dans des revues scientifiques de premier choix…
Qualités requises :
Etre spécialiste, tout en connaissant bien les généralités de l'océanographie.
Posséder une très forte motivation, car il y a peu de place pour beaucoup de demandes.
Avoir le goût de la recherche.
Aptitudes à travailler en équipe.
Anglais obligatoire.
Salaires :
Les salaires des océanographes qui travaillent dans les organismes de recherche publics suivent des grilles de salaires différentes selon les organismes : des meilleures grilles au moins bonnes (de 2300 à 1500 ¤brut par mois) pour un débutant, IFREMER, CNRS, université, IRD...Les techniciens commencent à 1200-1400 ¤. Dans les entreprises privées, les salaires sont un peu plus élevés mais on n'a pas la sécurité de l'emploi.
En savoir plus sur les métiers de la mer aux
Editions de l’Institut océanographique dans la collection les cahiers de
la mer -
Pour commander informations au 01 44 32 10
77 ou commercial@oceano.org :
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à aquariologiste ; pour sauter le pas : les
filières, des informations inédites, le répertoire des aquariums de France et
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Chez d’autres éditeurs
Les
métiers de la mer, Fanny Rey, l'Étudiant, 2003.
Les
métiers de la mer, Nadège Delalieu, Jeunes Editions,
Guides J, 1999.
La mer,
métiers et formations, ONISEP Avenirs, n°484, mai 1997.
Le
guide régional des métiers de la mer, Région Provence-Alpes
Côte d'Azur, www.cr-paca.fr.